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Centres de services scolaires

Bonnes pratiques d'accompagnement pédagogique

En mars 2020, un nouveau coronavirus frappe le Québec. La pandémie causée par la
COVID-19 impose la fermeture des écoles, annoncée le 13 mars. Si plusieurs établissements à l’extérieur du Grand Montréal ouvrent en mai, de nombreux élèves ne retrouvent les bancs d’école qu’à la rentrée d’automne, après plus de six mois d’absence. 

Afin d’assurer la maîtrise des savoirs essentiels et de favoriser le bien-être des élèves, l’ensemble du personnel de l’éducation s’est mobilisé. Cependant, la pandémie a refait surface à l’automne 2020, s’essoufflant à la fin de l’hiver 2021, pour mieux resurgir au printemps. Fermetures temporaires des écoles, mesures d’hygiène strictes et mises en isolement ont donc marqué l’année scolaire 2020-2021. 

L’école québécoise sait innover depuis longtemps. Ainsi, plusieurs stratégies pédagogiques et éducatives déployées étaient déjà bien implantées dans les écoles. Certes, le personnel a ajusté ses pratiques dans un contexte inédit. Les initiatives mises en place témoignent de la créativité et de l'engagement du personnel. De plus, certaines seront maintenues dans les années à venir.

Cette page web recense donc un certain nombre de pratiques pédagogiques qui illustrent la diversité des initiatives en formation générale des jeunes.

Mesures phares

Une mesure phare de cette année scolaire est sans nul doute la mesure de soutien additionnel à la consolidation des apprentissages et à l'engagement scolaire des élèves, dont le tutorat. Si un financement spécifique octroyé à l’hiver 2021 a permis l’organisation d’un nouveau service aux élèves, d’autres initiatives existent déjà. Ainsi, le tutorat s’est déployé dans toutes ses couleurs.

Les équipes des écoles et des centres de services scolaires ont organisé une multitude de services de suivi et d’accompagnement. Les apprentissages sont au cœur des initiatives.

Plusieurs projets permettent aux élèves de se donner toutes les chances de réussir, au-delà de la seule dimension académique.

Ainsi, des pratiques visent spécifiquement l’amélioration du bien-être, un facteur déterminant de la réussite.

Nous souhaitons que ce contenu puisse inspirer et susciter des initiatives. Grâce à l'engagement et à la collaboration du personnel des écoles et des centres de services scolaires, la FCSSQ a brossé l’esquisse des meilleures pratiques adoptées durant une année ayant exigé le meilleur de soi. 

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Thématiques

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Tutorat - Apprendre en temps de crise

Centre de services scolaire des Chic-Chocs

Un tutorat collégial

- École primaire Saint-Rosaire (Gaspé)

Depuis plusieurs années, les élèves de l’école Saint-Rosaire profitent d’un partenariat avec le cégep de la Gaspésie et des Îles. Dans le cadre du projet À l’École des Grands, des élèves rencontraient des étudiants du collégial la fin de semaine. En plus d’une révision des leçons, des activités scientifiques étaient préparées. Si les conditions sanitaires ont empêché la tenue de cette initiative encadrée par une chercheuse, l’idée vivait toujours.

Ainsi, dans le cadre d’un laboratoire en technique d’éducation spécialisée, les étudiants ont accompagné 13 élèves du primaire. Deux fois par semaine, des rencontres individuelles en mode virtuel d’une heure et demie sont organisées après les cours. Afin d’assurer l’accès à ce service, l’école a prêté l’équipement technologique requis aux élèves.

Durant les séances, les tuteurs aident à l’apprentissage des leçons. Ils guident aussi les élèves dans l’adoption de stratégies de révision et d’étude. Cela a un impact sur le sentiment d'efficacité personnelle et, ultimement, sur le bien-être, comme le suggère le Conseil supérieur de l'éducation. Plus encore, le service de tutorat offre un volet relationnel de type « grand frère/grande sœur ». Ainsi, la motivation des élèves a augmenté et la préparation aux examens s’est améliorée. 

Cette initiative a certainement contribué à la persévérance des élèves, qui ont tous complété le programme de 12 semaines. En guise de récompense, une activité extérieure a permis la rencontre en personne des enfants et de leur tuteur.

Le succès de ce partenariat repose sur l’ouverture et la flexibilité des partenaires, ainsi que la mise en place de mécanismes de communication efficaces. L’école Saint-Rosaire poursuivra d’ailleurs cette initiative. Les élèves apprécient le contact avec les étudiants du collégial, qui deviennent des modèles pour les plus jeunes.

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Centre de services scolaire Marie-Victorin

Une plateforme centralisée pour le tutorat

Les situations de crise offrent l’occasion d’innover. Afin de rassembler les données et les actions relatives à la gestion du tutorat, une équipe du CSS Marie-Victorin développe présentement une plateforme informatique. Destiné à l’ensemble du personnel et en particulier aux directions d’établissement, ce nouvel outil facilitera le travail de tous les intervenants.

Dans chaque école, les enseignants recommandent les élèves nécessitant un soutien accru, en concertation avec le comité EHDAA (élève handicapé et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage). Le système communique ensuite la demande à la direction d’établissement. Cela permet au service des ressources humaines d’organiser le pairage entre l’élève et le tuteur. Lorsque le service de tutorat est disponible, le système informe le parent – qui doit approuver l’offre – et la direction est notifiée de la décision. Dès lors, l’élève obtient un appui scolaire essentiel.

Le système améliore la gestion du processus administratif ; pensons à l’autorisation des heures et à l’automatisation de la paye. Plus encore, cette ressource informatique crée différents tableaux de monitorage (nombre d’élèves référés, nombre de tuteurs). Ainsi, les élèves profitent d’un service de tutorat qui fonctionne plus efficacement et l’équipe-école peut se concentrer sur ses tâches fondamentales : le soutien à l’élève

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Centre de services scolaire des Mille-Îles

Le mentorat par les pairs

- École secondaire Jean-Jacques-Rousseau (Boisbriand)

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À l’école secondaire
Jean-Jacques-Rousseau,
l’entraide est au cœur des apprentissages grâce à un service de mentorat par les pairs. Initialement,
la direction désirait mieux soutenir les élèves en difficulté dans une perspective de développement du sentiment d’efficacité personnelle.

Au cœur de l’intervention proposée se trouvait la transition entre le primaire et le secondaire. Cette ambition s’est concrétisée sous la forme d’un service de mentorat par les pairs.

Les élèves qui réussissent bien offrent ainsi un accompagnement diversifié. Les élèves ciblés du premier cycle reçoivent des outils pour développer leur sens de l’organisation. Les mentors les appuient également dans le développement des compétences disciplinaires en français et en mathématiques.

Afin de rendre les élèves plus autonomes, les mentors inculquent des stratégies d’étude efficaces. Les plus vieux ne sont pas en reste ; ce service inclut aussi le cours de sciences de 4e secondaire, principalement la partie théorique.

En 2020-2021, le mentorat par les pairs s’organise en trois volets. Les élèves du premier cycle sont pris en charge après l’école, sur place ou en mode virtuel. Ceux du deuxième cycle reçoivent un appui lors du dîner. La flexibilité du service augmente son efficacité.
La clé du succès réside aussi dans la coordination de l’initiative par une élève, supervisée par un enseignant de l’école. Il assure les communications entre l’équipe-école, les parents et les élèves.

Les élèves ayant certaines fragilités académiques améliorent leurs compétences en français, en mathématiques et en sciences. Les mentors, quant à eux, participent à un projet communautaire stimulant et riche d’apprentissages. Ainsi, les enseignants consacrent plus de temps à l’accompagnement individuel d’un plus grand nombre d’élèves.

Ce projet permet aussi aux parents de s’impliquer davantage dans la réussite de leur enfant. En somme, toute l’école partage une culture de la réussite. Le mentorat par les pairs est donc devenu un pilier de l’offre éducative à l’école secondaire Jean-Jacques-Rousseau.

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Centre de services scolaire des Navigateurs

L’accueil et le suivi des tuteurs

- Services éducatifs

En janvier 2021, le ministère de l’Éducation injecte de nouvelles sommes pour bonifier les services de soutien aux apprentissages, notamment le tutorat. Les écoles et les centres de services scolaires organisent avec diligence des services complémentaires à l’offre existante. L’accueil du personnel constitue un moment névralgique pour assurer la cohérence des interventions de soutien. Or, le contexte pandémique bouscule des équipes-écoles débordées. Dans ce contexte, les Services éducatifs du CSS des Navigateurs proposent d’accueillir les nouveaux tuteurs. 

La séance d’accueil des tuteurs ne présente pas seulement leur nouvel environnement de travail. Cette rencontre leur permet de s’approprier des notions élémentaires favorisant leur insertion professionnelle. Pensons notamment à l’évaluation, à l’enseignement à distance – le tutorat est offert en ligne – et aux aspects relationnels. En effet, les tuteurs doivent communiquer avec les élèves et les parents, mais aussi collaborer avec les enseignants. Par ailleurs, l’activité insiste sur les volets académiques et psychosociaux du service d’accompagnement aux élèves.

En tout, 186 tuteurs ont profité de cette initiative. Certes, plusieurs d’entre eux sont des enseignants, retraités ou actifs. Néanmoins, certaines informations demeurent essentielles pour ce personnel aguerri. Par exemple, les enseignants retraités peuvent être moins familiers avec l’enseignement à distance. Plus encore, la participation à la formation a donné des bases communes à chacun. Cela a notamment facilité le monitorage.

Au cours de l’hiver, plusieurs rencontres sont organisées afin d’accueillir les tuteurs au fur et à mesure de leur inscription. Ainsi, ils ont appuyé sans retard les élèves qui en ont besoin du préscolaire au secondaire en passant par le secteur des adultes. 

En prévision de la rentrée 2021-2022, la formation sera adaptée afin de répondre à la réalité d’un service offert en personne.

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Centre de services scolaire de la Vallée-des-Tisserands

Un tutorat collégial

- École secondaire Arthur-Pigeon (Huntingdon)

À Huntingdon, les élèves de 4e et 5e secondaire profitent d’un service de tutorat proposé par les étudiants du collège de Valleyfield. Les cégépiens offrent un appui en français, en mathématiques, en anglais, en sciences et en histoire sur la plateforme TEAMS. En plus de l’accompagnement académique, les jeunes tissent des liens avec ceux du collégial. Tous les intervenants et les élèves apprécient ce partenariat régional. 

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Tous pour la réussite des services d’accompagnement pour les élèves



Centre de services scolaire de la Beauce-Etchemin

La classe des Aventuriers

Plusieurs écoles utilisent un modèle d’intervention en trois niveaux.
La réponse à l’intervention (RAI) distingue des mesures universelles, puis des actions résolvant des difficultés modérées. Enfin, les élèves nécessitant un soutien particulier sont appuyés de façon plus soutenue. La classe des Aventuriers s’adresse à ce dernier groupe.

La direction, les titulaires et l’orthopédagogue ont sélectionné 12 élèves qui ont un plan d’intervention et qui partagent les mêmes besoins. Soulignons que les autres jeunes identifiés au troisième palier de la RAI ont obtenu un appui ciblé de la part d’enseignants ou de professionnels de l’école.

Les élèves sélectionnés participent à plusieurs ateliers, projets et activités de collaboration dans un mode flexible – certains sont confinés à la maison – dans une diversité d’approches pédagogiques. Cette initiative se déploie sur quatre rencontres par cycle de neuf jours. Chacune d'entre elles s’étend sur deux périodes de 54 minutes.

En début d’année, puis en février, l’équipe-école organise un dépistage en lecture. La classe des Aventuriers commence alors après la semaine de relâche. Un premier groupe de six débutants est composé d’élèves de 1re année et de classes multiniveaux de 1re-2e année et de 2e-3e année. Six autres élèves d’une classe multiniveau 2e - 3e année et d'une classe de 3e année se réunissent dans un groupe de niveau intermédiaire.

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Un projet d’orthopédagogie

Les élèves requérant une attention plus soutenue selon le modèle de la RAI ont obtenu des services accrus en orthopédagogie, en collaboration avec le titulaire. De plus, un second orthopédagogue intervient directement en classe. Les élèves ayant un plan d’intervention ont plus particulièrement pu profiter de ce service.

Il s’est déployé dans trois classes, un par cycle. Organisées tous les deux jours, les interventions durent 108 minutes, soit deux périodes.

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Centre de services scolaire des Découvreurs

Des tables d’encadrement

- École secondaire De Rochebelle (Québec)

La concertation de tous les intervenants joue un rôle essentiel dans le succès des élèves.
À l’école secondaire De Rochebelle, les équipes multidisciplinaires se rencontrent une fois par cycle de neuf jours. Celles-ci sont composées d’éducateurs spécialisés, de la direction adjointe, d’enseignants titulaires et ressources et de professionnels. 

Le modèle de la réponse à l’intervention (RAI) sert de base à l’étude de cas. Un intervenant approprié est attitré à l’élève en fonction de ses besoins. Par ailleurs, un fichier Excel permet de compiler toutes les données importantes et de les diffuser au personnel qui accompagne le jeune.

En assurant un suivi étroit de cycle en cycle, l’équipe-école garde le contrôle sur toutes les situations problématiques. Lorsque les ressources internes ne suffisent pas, le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) participe au soutien de l’élève. De plus, l’école informe les parents des enjeux vécus par leur enfant.

Une table est organisée pour les élèves de 1re et 2e secondaire, une autre pour ceux en
3e secondaire ; une dernière se préoccupe des élèves de 4e et 5e secondaire. Au total, ces rencontres ont permis d’accompagner pas moins de 700 jeunes durant l’année 2020-2021.

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Centre de services scolaire des Hautes-Rivières

L'initiative Là pour toi 

- Services éducatifs

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Pendant l’année 2020-2021,
les élèves ont vécu de nombreuses situations exceptionnelles et parfois inusitées. Les Services éducatifs ont
donc développé un outil répondant à ces multiples situations. Pour ce faire, le
CSS des Hautes-Rivières a mobilisé l’ensemble de ses ressources.

Là pour toi se déploie en deux volets. Le premier offre un soutien académique aux élèves du primaire. Le second rejoint tous les élèves du CSS qui ressentent le besoin d’accéder à un appui psychosocial. 

Certains élèves du primaire ont dû être confinés à la maison en raison des règles de la Santé publique. Afin de réduire les écarts d’apprentissage, les élèves ont pu acquérir les notions clés dans des rencontres individuelles avec une enseignante. De plus, cette méthode a permis d’appuyer les élèves en difficulté avant leur mise en isolement. 

Le personnel communique aussi avec les parents et les enfants par téléphone ou par TEAMS. Ainsi, les effets les plus négatifs du confinement à domicile ont pu être évités. 

Si plusieurs jeunes demandent de l’aide eux-mêmes, d’autres ont besoin d’un encouragement. L’équipe-école, la famille ou l’entourage peut alors contacter le volet psychosocial de Là pour toi. Que ce soit par courriel, par téléphone ou par TEAMS, des intervenants formés accompagnent les élèves du primaire et du secondaire qui en ont besoin. Ceux-ci sont disponibles entre 8 h et 20 h.

Selon les situations, ils sont dirigés vers les services offerts par l’école, le guichet jeunesse du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS), la DPJ, un organisme communautaire ou Tel-Jeunes. Après 20 h, cet organisme répond aux demandes des élèves communiquant avec Là pour toi. Enfin, les intervenants assurent un suivi approprié avec l’école.

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Centre de services scolaire de Laval

Des capsules de soutien aux parents

- École primaire Saint-Gilles (Laval)

Les parents jouent un rôle crucial dans la réussite scolaire de leurs enfants. Pour les accompagner, la direction de l’école Saint-Gilles a invité un psychoéducateur et une conseillère pédagogique à concevoir des capsules destinées aux parents. 

Grâce à cet outil, l’équipe-école souhaite augmenter le sentiment de sécurité des parents. Cela passe par la promotion d’une discipline familiale axée sur la gestion positive des comportements. De même, l’instauration et l’animation des routines quotidiennes sont encouragées.

La présentation des capsules a de nombreux impacts positifs. Certains parents prennent conscience que les difficultés vécues à la maison sont partagées par plusieurs d’entre eux. D’autres font davantage confiance à leurs capacités adaptatives. Les parents enrichissent leurs pratiques et ils acquièrent de nouvelles stratégies éducatives. Non seulement les liens familiaux s’améliorent, mais les interventions de l’école et de la famille gagnent en cohérence. Par ailleurs, la collaboration entre l’école et la famille fait partie des facteurs de protection qui sont des prédicteurs de la persévérance.

Ce faisant, les enfants développent leurs habiletés sociales et émotionnelles ; pensons à l’empathie, à l’estime de soi et à l’autonomie. Grâce au soutien combiné de l’école et des parents, les jeunes trouvent des solutions à la violence et aux crises, tandis que leur sentiment de confiance et de sécurité se renforce. Enfin, les intervenants ont grandement profité des échanges avec les parents.

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Centre de services scolaire Marie-Victorin

Check & Connect

- École Maurice-L.-Duplessis (Longueuil)

À l’école Maurice-L.-Duplessis, les enseignants ciblent les élèves de la 4e année à la
6e année qui profiteraient le mieux du programme Check & Connect. Plusieurs critères sont considérés : le milieu familial, les résultats scolaires, la motivation et les absences, notamment.

Chaque semaine, les élèves rencontrent individuellement un adulte signifiant pendant
15 minutes. Chaque mois, un intervenant discute avec les parents afin de faire le suivi des objectifs et de discuter des progrès de l’enfant.

Le projet est sous la responsabilité d’un enseignant qui effectue le pairage et assure le suivi des rencontres pour les 14 élèves qui participent à l’initiative. Par ailleurs, toute l’information recueillie est transférée à l’école secondaire pour les élèves de 6e année. Ultimement, l’initiative favorise la motivation et l’implication des élèves dans leurs apprentissages.

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Centre de services scolaire de la Pointe-de-l'Île

Une galerie virtuelle

École secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry (Montréal)

Lorsque la technologie et les arts se rencontrent, les possibilités sont infinies. C’est ainsi qu’un enseignant d’arts plastiques fonde une galerie d’art virtuelle au printemps 2020, d’abord destinée aux élèves de 1re et 2e secondaire. Durant l’année 2020-2021, il étend son projet aux autres élèves.

Initialement, le premier confinement est exploité pour permettre aux élèves de redécouvrir leur univers. L’objectif est de photographier le quotidien à la maison, voire de mettre en valeur leur école temporairement désertée. La galerie répond aussi à un vœu des élèves : voir leurs œuvres exposées. Mais c’est un autre thème, le « kit du confinement », qui a suscité l’engouement. Enfin, le passage de la galerie de TEAMS à Instagram pour l’année 2020-2021 a propulsé sa notoriété.

De fil en aiguille, le projet enthousiasme les élèves – et même le personnel – qui proposent des œuvres personnelles, créées hors des cours, à toute heure du jour et du soir. Photographies, dessins, réalité virtuelle, spécialement explorées pour l’occasion : toutes les voies sont bonnes! Grâce à cette initiative, une grande discussion collective en ligne s’anime. Alors que des créations engagées suscitent la réflexion, les élèves s’approprient l’art comme outil d’expression à un moment où ils vivent toute une gamme d’émotions. La galerie fait ainsi rayonner l'école et le talent des jeunes.

Ce sont autant de précieux liens qui se sont tissés et qui ont permis aux élèves de développer leur appartenance à l’école, redevenue une communauté grâce au virtuel. En ce sens, les arts plastiques ont contribué à la structuration de leur identité. Voilà certes un savoir essentiel. En 2021-2022, d’autres enseignants participeront à la galerie virtuelle afin de pousser la créativité des élèves encore plus loin. Avec l’implantation rapide de la technologie dans les écoles, c’est tout l’enseignement des arts qui a muté d’un seul coup, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités pour les élèves.

L'école virtuelle

Le contexte exceptionnel de la pandémie a imposé un nouveau cadre d’apprentissage.
En raison de leur état de santé ou de celui d’un proche, environ 270 élèves du centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île ont pu profiter d’une école virtuelle. Une soixantaine d’enseignants se sont relayés pour l’animer. Ces derniers, comme leurs élèves, ont des conditions médicales particulières. Certaines enseignantes sont enceintes.

Conçue pour l’année 2020-2021, l’école virtuelle reproduit initialement le modèle de l’école physique. Tous les élèves assistent à des cours en mode synchrone, de la maternelle à la cinquième secondaire, en passant par l’éducation aux adultes. Cela a permis à
l’équipe-école de développer du matériel adapté au numérique. Avec le temps, les modules à effectuer en mode asynchrone se sont imposés, accordant ainsi une certaine flexibilité aux élèves et au personnel.

Tout est revu afin que l’école virtuelle prenne forme. Le code de vie est ajusté pour tenir compte de cette réalité particulière. Plus encore, l’équipe-école conscientise les élèves à plusieurs enjeux, dont l’ouverture de sa caméra et la prévention de la cyberintimidation.
En éducation physique, les élèves ont pratiqué, entre autres, le jonglage et la boxe imaginaire. Ces activités répondent bien aux impératifs de bouger avec peu d’espace et de matériel, sans bruit.

Les contacts humains demeurent essentiels. La tâche des enseignants est donc réorganisée pour laisser du temps à des rencontres individuelles avec les élèves ou en sous-groupe. De plus, tous les élèves du secondaire assistent en après-midi à une période obligatoire de suivi, du lundi au jeudi. 

Les jeunes participent également à des activités et des rencontres informelles, surtout en fin de journée. Plus encore, chacun peut compter sur quatre intervenants : un enseignant titulaire, un enseignant responsable de la technologie, un éducateur, ainsi que le directeur de l’école. Ceux-ci contactent fréquemment les élèves et leurs parents afin d’assurer un suivi étroit. 

L’école virtuelle est une expérience riche d’enseignements. L’équipe de l’école virtuelle entend ainsi conserver plusieurs pratiques lors du retour en classe physique, dont les suivis individualisés et les contacts accrus avec les familles.

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Rattrapage automnal

- École secondaire Pointe-aux-Trembles (Montréal)

En septembre 2020, la dernière visite à l’école des élèves de la grande région montréalaise remonte déjà à six mois. Un encadrement à distance est rapidement organisé au printemps, mais celui-ci ne remplace pas complètement l’enseignement traditionnel. En raison de ce contexte inédit, plusieurs élèves éprouvent des difficultés scolaires. L’école secondaire Pointe-aux-Trembles a donc mis en place un accompagnement conséquent.

Pour répondre aux besoins de chacun, l’équipe-école organise en début d'année une mise à niveau généralisée. Au quotidien, les titulaires de chaque matière offrent les mesures de rattrapage déterminées collectivement. De plus, les enseignants coopèrent en
équipe-niveau afin d’ajuster leurs actions aux besoins des élèves. Enfin, les enseignants ont choisi ensemble les pratiques pédagogiques les plus appropriées.

Au premier cycle, le nombre d’élèves par groupe diminue, alors qu’un appui accru est offert. Les enseignants réguliers et de soutien collaborent davantage. Au deuxième cycle, l’équipe-école insiste sur le français et les mathématiques. Dans tous les cas, les élèves abordent toutes les notions prioritaires établies par le ministère de l’Éducation.

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Suivi en toxicomanie

- École secondaire Pointe-aux-Trembles (Montréal)

Plusieurs motifs conduisent les jeunes à consommer divers psychotropes. Afin d’accompagner les élèves, les intervenants de l’école secondaire Pointe-aux-Trembles collaborent avec plusieurs organismes communautaires. Ainsi, des activités de prévention sont organisées pour le premier cycle en partenariat avec la Maison Jean-Lapointe.

Au deuxième cycle, un intervenant fait passer le test DEP-ADO aux élèves soupçonnés de consommer des drogues ou de l’alcool. Il s’agit d’une grille conçue spécialement pour les intervenants de première ligne. Cet outil, construit sur les orientations scientifiques les plus récentes, favorise le dépistage rapide des jeunes à risque.

Si un élève refuse le test, l’intervenante en toxicomanie assure tout de même un suivi serré. Pour les autres, les interventions sont modulées en fonction du résultat. Les consommateurs recevant une cote « jaune » obtiennent un suivi étroit par les techniciens en éducation spécialisée. Ces derniers font appel au raisonnement des élèves, dans un esprit de conscientisation et de sensibilisation.

Les problématiques plus graves, de niveau « rouge » nécessitent des interventions plus spécifiques. Le personnel de l’école recommande alors l’élève au Centre Dollard-Cormier, spécialisé en traitement des dépendances. Dans les situations plus graves, les travailleurs de rue associés à la Maison des jeunes sont également mobilisés. À Pointe-aux-Trembles, toute la communauté œuvre à favoriser la réussite des élèves.

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Des suivis professionnels

- École secondaire de Pointe-aux-Trembles (Montréal)

Durant une année où les contacts sociaux sont limités, les intervenants scolaires ont joint les élèves plus vulnérables afin d’assurer un suivi adéquat. L’initiative vise des groupes spécifiques. Ainsi, les résultats des plus jeunes sont pris en compte dès le mois de novembre. En 2e secondaire, les comportements des élèves sont évalués de façon soutenue. Enfin, les intervenants accordent une attention particulière aux élèves de
4e secondaire. 

Au besoin, un accès rapide est offert. Les jeunes à risque reçoivent alors des services de la part du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) ou de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), lorsqu’un dossier est déjà actif.

Les techniciens en éducation spécialisée ont effectué la majorité des appels. Le contexte propre aux finissants a amené la conseillère en orientation à communiquer avec eux. Durant l’année 2020-2021, ces contacts sont systématisés, surtout auprès des élèves de
5e secondaire.

Pour accompagner efficacement tous les élèves, les intervenants consultent les meilleures informations. À cet effet, ils partagent un tableau interactif afin d’y inscrire toutes les données pertinentes au soutien de l’élève. L’équipe-école a également approfondi ses relations avec les intervenants externes. Pensons au CIUSSS, à la Maison des jeunes ou à l’organisme Prévention Pointe-de-l’Île. Cette initiative sera d’ailleurs, au moins en partie, reconduite l’an prochain.

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Centre de services scolaire de Portneuf

Le réaménagement de la tâche éducative

- École secondaire de Saint-Marc (Saint-Marc-des-Carrières)

Afin d’offrir un soutien accru aux élèves, une partie de la tâche éducative des enseignants est réaménagée. Ces derniers consacrent deux périodes à des suivis auprès des parents et des élèves. Ce moment permet aussi d’organiser l’aide à apporter aux jeunes ciblés.

Jusque-là, le personnel jugeait qu’il était difficile d’entrer en contact avec les élèves au quotidien. Des adultes significatifs interviennent donc auprès d’eux. L’initiative mobilise surtout les enseignants de français et de mathématiques, mais tous y participent.

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Centre de service scolaire de la Vallée-des-Tisserands

L'Escouade PUNCH

- École secondaire Arthur-Pigeon (Huntingdon)

Au secondaire, la quête d’autonomie des jeunes peut être mobilisée pour les accompagner. Adaptée du programme américain Check and Connect, l’Escouade Punch veut améliorer le comportement des jeunes. En effet, l’adoption d’une bonne conduite favorise la réussite scolaire. Pour y parvenir, un système de renforcement positif est proposé. 

À l’école secondaire Arthur-Pigeon, les élèves qui éprouvent certains problèmes comportementaux sont invités à rejoindre le programme. Celui-ci vise à prévenir des enjeux plus graves en soutenant leur motivation. Si l’initiative fonctionne bien pour la plupart des jeunes, les autres bénéficient d’un accompagnement bonifié.

La durée de l’intervention varie selon les besoins de chacun. En général, un élève profite de l’Escouade Punch pendant cinq semaines. Une feuille de route est proposée à l’élève.
Ses enseignants communiquent régulièrement une rétroaction positive. De plus, chaque participant se fixe des objectifs. Une récompense est offerte lors de son atteinte. 

Habituellement, les élèves se réunissent quotidiennement en petits groupes avec des enseignants ressources et des intervenants de l’école. Les mesures en place durant la pandémie ont permis la rencontre de sous-groupes quelques minutes le matin et le soir.
Si le traditionnel déjeuner a dû être proscrit, une collation est tout de même proposée.
C’est un coup de pouce supplémentaire pour les jeunes en milieu défavorisé. 

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Soutien psychologique et bien-être

Centres de services scolaires participants :

CSS au Cœur-des-Vallées, CSS des Draveurs, CSS des Hauts-Bois de l’Outaouais, CSS des Portages-de-l’Outaouais 


L'initiative Corps actif, cerveau performant

- Élèves du préscolaire, primaire et secondaire

L'Outaouais, à l’instar des autres régions, comprend que l’activité physique contribue à l’amélioration de la réussite éducative, tout en favorisant la santé et le bien-être des élèves. Pour atteindre cet objectif, une brigade sillonne la région afin de former les
équipes-écoles. À ce jour, une trentaine d’écoles participent à l’initiative.

Dans chaque école, l’enseignant d’éducation physique prescrit des activités appropriées au contexte scolaire. Les élèves les pratiquent – à haute intensité – durant 20 à 30 minutes, suivies d’une période de repos variant de 5 à 10 minutes. Dès lors, l’enseignant profite d’une fenêtre d’apprentissage optimale d’environ deux heures. Afin de maximiser l’intervention pédagogique, il enseigne à des demi-groupes. Comme l’activité physique génère des bienfaits en tout temps, les pauses actives contribuent également à la réussite scolaire des jeunes.

Le programme s’adresse aux élèves du préscolaire, du primaire et du secondaire. L’initiative, en partenariat avec la Chaire de recherche Kino-Québec sur l’adoption d’un mode de vie physiquement actif en contexte scolaire, permet de mieux connaître les déterminants d’un mode de vie physiquement actif en contexte scolaire. Ainsi, la mise en place d’activités documente les meilleures pratiques.

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Centre de services scolaire de la Pointe-de-l’Île

Des ateliers sur l’engagement social et la mobilisation des élèves

- École secondaire Henri-Bourassa (Montréal)

La mission de socialisation de l’école a pris une dimension spéciale en une année de contacts réduits au minimum. Dans ce contexte, l’agente de vie spirituelle et d’engagement communautaire de l’école secondaire Henri-Bourassa a proposé aux élèves de 1re, 2e et
3e secondaire dix gestes de bienveillance. Cette initiative vise, entre autres, à tisser des liens avec la communauté. 

Les jeunes expérimentent des valeurs essentielles comme l’altruisme et le don de soi.
Plus encore, les élèves goûtent à la satisfaction d’avoir contribué au bien commun.
Ils développent une plus grande sensibilité aux causes sociale et au pouvoir du changement. Enfin, cette initiative contribue au développement d’un climat scolaire sécuritaire, sain et bienveillant.

Comme le traditionnel bénévolat à l’hôpital Saint-Mary est impossible, plus de 80 cartes de remerciement sont écrites dans le cadre de la Journée internationale des infirmiers/infirmières. Des cartes postales sont envoyées à des personnes âgées, qui sont également soutenues par des élèves dans leur quotidien. Des activités de nettoyage sont organisées. À la maison, les jeunes cuisinent pour leurs familles. 

Au-delà de ces gestes bienveillants, d’autres activités participent à la formation sociale des élèves. En quatrième secondaire, l’itinérance est au cœur de l’engagement. En 2020-2021, des produits de base sont collectés. Les finissants, quant à eux, redonnent à la communauté éducative. Ils ont conçu des capsules pour les nouveaux élèves sur des thèmes qui les touchent : la transition au secondaire, la préparation aux examens ou les enjeux LGBTQ+.

Par ailleurs, les comités étudiants ont poursuivi leurs activités. Par exemple, le comité environnement a organisé une friperie, entretenu un jardin et effectué une corvée de nettoyage. Le travail de l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire et celui de toute l’équipe-école ont donc maintenu des activités parascolaires enrichissantes pour les jeunes.

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Le Percept-ô-mètre : projet de recherche sur le stress

Le passage du primaire au secondaire est un moment clé pour les élèves. Afin de les préparer adéquatement, les agents de transition du CSS de la Pointe-de-l’Île ont développé un questionnaire. Grâce au Percept-ô-mètre, une psychoéducatrice et une coordonnatrice en soutien aux programmes de transition évaluent la perception des élèves de 6e année quant à leur arrivée à l’école secondaire.

Cette initiative, déployée pour la première fois en 2020, se déroule en trois temps.
En janvier, les élèves remettent un questionnaire qui guide les animatrices. Celles-ci peuvent alors adapter leur intervention aux besoins de chacun des groupes rencontrés.
Les jeunes sont sollicités à nouveau en mai. Les deux responsables peuvent ajuster le suivi estival auprès des finissants. Une fois les premières semaines du secondaire passées,
un troisième questionnaire est envoyé aux élèves. Celui-ci valide l’aide apportée pour leur transition.

Les ateliers ciblent bien les réalités auxquelles les élèves seront confrontés. Les élèves découvrent leur future école grâce à la réalité virtuelle 360 degrés. Certains d’eux ont pu la visiter en personne. De plus, un élève du secondaire témoigne de son expérience en visioconférence. D’autres activités préparent à la prise de notes, à l’utilisation du cadenas et du casier, à l’organisation du temps et au transport en autobus urbain. Enfin, les personnes-ressources de la future école sont présentées.

La transition vers le secondaire est un long cheminement. Les instigatrices de l’initiative rencontrent donc les élèves de 5e année. En plus d’une visite virtuelle de l’école, une activité renseigne les élèves sur la sélection d’un établissement. En somme, les élèves sont mieux outillés pour entamer du bon pied cette nouvelle étape.

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Un suivi téléphonique pour l'anxiété

- École secondaire Pointe-aux-Trembles (Montréal)

Dans bien des situations, les parents jouent un rôle clé dans la mise en place d’un climat d’apprentissage bienveillant pour leur enfant. Ainsi, plusieurs intervenants ont proposé d’accompagner des parents anxieux en raison de la pandémie. Parfois, il s’agit de les aider à guider leur adolescent qui vit moins bien avec cette situation de crise sanitaire.

L’opération s’est déroulée à petite échelle, mais les impacts sont importants. Par exemple, pas moins de 18 suivis ont été effectués en trois jours. Cette initiative ouvre une porte de l’école pour les parents, qui bénéficient d’une nouvelle voie pour échanger avec les intervenants. Au-delà des appels téléphoniques, des rencontres ponctuelles sont aussi organisées.

Les parents participent à l’action éducative de l’école, dans un esprit d’accompagnement, d’entraide et de collaboration. Ainsi, leur implication dans la réussite des jeunes s’accroît. Par ailleurs, des agents de l’Accueil aux immigrants de l’est de Montréal (AIEM) favorisent les rapprochements dans les milieux concernés lorsque le besoin se fait sentir. Ce contact plus approfondi avec les parents s’ajoute donc aux pratiques adoptées par l’école afin de soutenir les élèves.

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LIENS UTILES

Tutorat - Apprendre en temps de crise

Tous pour la réussite des services d'accompagnement pour les élèves

Soutien psychologique et bien être

Ministère de l'Éducation

Capsules vidéo